Un pays rural, abîmé par l’agriculture conventionnelle

Au Bénin, comme dans de nombreux pays du monde, l’agriculture conventionnelle est fortement promue, malgré ses conséquences néfastes sur l’environnement et sur la résilience des populations rurales. La majorité de la population béninoise est rurale et vit de l’agriculture, cependant l’exode rural ne cesse d’augmenter.
Dans le département de la Donga, au Nord-Ouest du Bénin, la précarité des jeunes femmes rurales s’est aggravée.

Un projet en faveur des femmes

Depuis 2013, dans tout le pays, l’Organisation des Ruraux pour une Agriculture Durable (ORAD), travaille au maintien de l’agriculture familiale et à la promotion de l’agroécologie paysanne.
En 2019 et 2020, l’ORAD, en partenariat avec Terre & Humanisme, a mené un projet en faveur de 10 femmes de 10 villages de la province de la Donga, visant à les initier à l’agroécologie.
L’objectif ? Améliorer la situation alimentaire et financière des ménages ruraux, tout en participant à la préservation de l’environnement.

Ces femmes ont été formées à l’agroécologie par l’association ORAD, et ont ensuite bénéficié d’un appui pour créer chacune un potager agroécologique familial (appelé aussi « jardin de case ») sur une petite surface, pour satisfaire les besoins alimentaires de leurs familles. Elles ont aussi été accompagnées pour planter des arbres, et lancer  un petit élevage caprin.
Ce projet mené à bien, a permis d’améliorer durablement la qualité de l’alimentation, la santé des familles paysannes et l’autonomie des femmes.

Démultiplier les « jardins de case »

Aujourd’hui, Terre & Humanisme et l’ORAD travaillent ensemble pour développer ce projet pilote dans d’autres régions du Bénin et permettre à d’autres femmes intéressées, de se former aux pratiques agroécologiques, de se doter d’un petit « jardin de case » et d’un petit élevage. L’idée étant d’accompagner de nouvelles femmes dans de nouveaux villages, et ainsi de permettre à plusieurs dizaines de ménages ruraux de bénéficier d’une alimentation de qualité, d’une meilleure situation financière tout en améliorant aussi les conditions environnementales locales.

 

 

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Des formations agroécologiques concrètes, un suivi sur le long terme

Compostage, pépinière, rotations de cultures, planches, économies d’eau, agroforesterie, nutrition et santé, élevage, semences, transformation des produits locaux, fabrication et utilisation de foyers améliorés… sont autant de thématiques abordées au cours des sessions de formation proposées à ces femmes rurales, par l’ORAD en lien avec Terre & Humanisme.

Par ailleurs, suite à ces sessions de formation très complètes, les ménages sont dotés de petit matériel pour lancer leur « jardin de case » : tôles, clôtures, plants, semences.. et même un couple de reproducteurs pour commencer leur petit élevage caprin !

Bien sûr, l’ensemble de ces formations s’accompagne de visites de suivi / conseils sur le terrain au plus près des familles ainsi que de la mise en place d’un système de suivi / évaluation, pour que chaque femme bénéficiaire puisse être accompagnée individuellement et d’une manière adaptée à son contexte, ses besoins et ses compétences.

 

Terre & Humanisme, octobre 2020

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