Agroécologie
Notre définition de l’agroécologie
Aujourd’hui reconnue comme une discipline essentielle, l’agroécologie est hissée par les milieux scientifiques au premier rang des solutions face au changement climatique. L’agroécologie respecte les écosystèmes naturels et intègre les dimensions économiques, sociales et politiques de la vie humaine. Elle conçoit une approche globale qui concilie agriculture, écologie, productivité, activité humaine et biodiversité.
En replaçant l’humain au cœur des écosystèmes, l’agroécologie selon Terre & Humanisme apporte un ensemble de clés pour réussir ensemble la transition. Son objet ne consiste pas uniquement à prendre soin du sol, de la plante, de l’animal ou de l’être humain, mais aussi à considérer l’ensemble des éléments de l’écosystème et des systèmes sociaux et à veiller à la qualité de leurs interrelations.
En ce sens, l’agroécologie est un équilibre harmonieux mêlant agriculture et écologie, quantité et qualité, activités humaines et biodiversité, philosophie et techniques, écosystèmes et systèmes sociaux.
Téléchargez le document : L’Agroécologie en 3 piliers et 12 principes
L’agroécologie : des impacts directs pour les ressources naturelles

Répare les sols et favorise la biodiversité
Retour de la biodiversité, restauration des sols et préservation des plantes sauvages

Résiste aux changements climatiques
Optimisation de l’usage de l’eau, stockage du carbone dans les sols, lutte contre la désertification et l’érosion

Rompt la dépendance à la chimie
Réhabilitation des variétés locales, zéro intrant chimique, association des cultures, protection naturelle des cultures

Active et préserve la vie du sol
Non travail du sol, fertilisation organique (compost), renforcement des liens entre agriculture et élevage
72% des terres arables et
31 % des pâturages africains sont considérés comme dégradés selon
une étude
Parmentier et al. (2007)
2 à 4 ans, c’est le temps nécessaire pour restaurer
la fertilité des sols en
utilisant agroforesterie et agroécologie selon une étude de Robin (2012)
80 % des paysans
dans le monde produisent plus de 70 % de l’alimentation disponible sans les béquilles chimiques de l’agriculture industrielle.
Des impacts directs pour chacun

Nourrit et protège
Favorise l’accessibilité alimentaire, diversifie et améliore l’alimentation des familles, rompt la dépendance des paysans et paysannes aux intrants de synthèse et aux semences hybrides tout en garantissant un revenu décent, améliore les rendements, prend soin de la santé

Rend libre
Améliore les capacités économiques par l’économie circulaire, sociale et solidaire, favorise les circuits-courts, valorise le métier de paysan, la place des femmes et des minorités, favorise les liens sociaux
90 000 : C’est le nombre de nouveaux paysans à Cuba depuis les années 1990. La moitié d’entre eux a moins de 35 ans.
