Au Burkina Faso, Terre & Humanisme poursuit son engagement en faveur de l’agroécologie en lançant, avec ses partenaires, une plateforme multi-acteurs de recherche-action-innovation dans la région du Nando (ancien Centre-Ouest).
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet INTRAE-CO (Intensifier la transition agroécologique des territoires du Centre-Ouest par le développement et la consolidation d’un modèle maraîcher intégré et résilient), financé par la Direction de la Coopération Internationale monégasque.
Mis en œuvre de mars 2026 à février 2029, ce projet est porté par Terre & Humanisme, en partenariat avec le CEAS Suisse, NITIDAE, le RBIA et Le Baobab. Ensemble, ces cinq organisations, aux expertises complémentaires, partagent une même ambition : accélérer la transition agroécologique des territoires en développant un modèle maraîcher intégré, résilient et adapté aux réalités locales.

Une plateforme au service des territoires
Pilotée par le CEAS Suisse sur la commune de Réo (village de Séboun), cette plateforme réunit l’ensemble des acteurs concernés par la préservation des berges du barrage de Séboun et de la qualité de son eau.
Elle rassemble notamment :
- le Comité des usagers de l’eau de Séboun (CUE) ;
- l’Agence de l’eau du Mouhoun (AEM) ;
- le Comité local de l’eau (CLE Vranso 3) ;
- les autorités locales des huit villages concernés ;
- les acteurs de la recherche ;
- les associations engagées dans le développement de l’agroécologie.
L’objectif est de construire collectivement des solutions adaptées aux enjeux du territoire en s’appuyant à la fois sur les savoirs paysans, la recherche, l’innovation et les expériences de terrain.
Construire des solutions avec les acteurs locaux
Les membres de la plateforme ont été sélectionnés lors d’un atelier organisé les 13 et 14 mai 2026 à Koudougou, au cours duquel les critères de sélection des parties prenantes ont été définis collectivement.
La démarche repose sur un principe simple : ce sont les acteurs du territoire eux-mêmes qui identifient les problèmes rencontrés et proposent des solutions endogènes, réalistes et adaptées à leur contexte.
Les solutions techniques, économiques et organisationnelles seront ensuite expérimentées dans des champs-écoles paysans et sur des périmètres maraîchers irrigués afin d’en évaluer la viabilité économique et environnementale.

Un impact attendu pour près de 1 000 personnes
À terme, les solutions validées seront déployées à plus grande échelle au bénéfice d’environ 1 000 personnes, notamment les maraîchers exploitant les berges du barrage de Séboun.
Au-delà du développement de pratiques agroécologiques plus résilientes, cette démarche contribuera également à préserver durablement la qualité de l’eau, au bénéfice des producteurs comme des consommateurs.
Auteur : Équipe Solidarité Internationale – Terre & Humanisme
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